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  • Marie

L'histoire du textile Vosgien


L’art du blanchiment naturel sur pré était connu dans l’antiquité.

Dans notre région, cette technique était utilisée depuis quelques siècles, principalement dans la vallée de Munster et dans celle de Gérardmer, pour les toiles de lin et de chanvre

destinées à la confection du linge de maison car leur couleur naturelle était gris-beige.

Cette technique artisanale de blanchiment du tissu disparaît après 1960.


Jadis, chaque ménage des Hautes-Vosges possédait son champ de lin.

Les femmes filaient, les hommes tissaient après les travaux d’extérieur.

Chaque foyer confectionnait ainsison linge. On tissait sa toile afin de se fournir en draps et

chemises mais également pour s’assurer des revenus complémentaires en vendant les produits ainsi tissés.

Le blanchiment des toiles était difficiles à obtenir du fait de leur composition (le lin et le chanvre sont formés de cellulose mais aussi de matières résineuses et gommeuses

qui adhèrent fortement aux fibres).

La technique employée pour traiter le lin était d’abord de lessiver les toiles à la cendre de bois puis abandonnées à la pluie qui donnaient un liquide au pouvoir blanchissant appelé alcali. Ensuite, les toiles étaient étendues sur les prés et maintenues par des perches.

On les arrosait d’eau à l’aide de la «rejetross» (sorte de pelle en forme de cuillère).

L’eau pure extraite des rigoles, l’ozone, La rosée, la lune et le soleil finissaient de blanchir les toiles. Cette technique fut reprise dès le XIXème siècle à une échelle industrielle, faisant de Gérardmer un grand centre de l’ennoblissement et du blanchiment du textile.

Cette industrie est toujours présente et représente plus de la moitié de la production nationale en matière de blanchiment du textile.


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